La Dernière Cour

Les errances et les songes de Sagane, humaine arpentant les mondes. Des désillusions d'une petite sorcière rousse à la cartographie des coeurs.

14 septembre 2008

Larguer les amarres

"Cela aussi est tel que dans le coeur de l'homme"

Yukio Mishima, La mer de la fertilité


Il est temps maintenant, de fermer définitivement la page sur la Dernière Cour. J'ai tenu ce blog, sous différentes formes, depuis quatre ans et quelques mois maintenant. De fil en aiguilles, toujours poursuivi, remanié, avec le même squelette, la même trame, la même optique.

La Dernière Cour n'a plus de raison d'être. Comme un certain nombres de choses de ma vie que j'ai écarté sans regrets, sans remords, sans amertume. J'aurai lié et dénoué, approché et détourné. La vie change, les gens aussi. Je suis fière d'avoir parcouru tout ce chemin, et contente d'avoir vécu tout ce que j'ai vécu, d'avoir connu les gens que j'ai connu. Ca n'aura eu qu'un temps, mais ce temps là n'est ni amer, ni regretté. Juste regardé comme une vieille photo sans les métaphores mièvres qui les accompagnent souvent.

Ceux qui veulent me retrouver le pourront, j'en suis certaine. Ceux qui cherchent, ceux qui veulent, ils savent comment s'y prendre. Soit. C'est une partie du jeu, pourquoi écrire, pourquoi s'épancher si c'est pour le garder secret ? Autant écrire sur un carnet. Je considère que tenir un blog, c'est se prêter à ce jeu de la recherche, de la critique, du voyeurisme, etc, etc  ... Et je m'y prête.

Il y aura un autre ailleurs. Ceux qui le désirent peuvent me contacter par mail (le lien est tout en bas de la page) et me dire qu'ils souhaitent avoir l'adresse, je la donnerai alors volontiers. On a rien sans demander, ainsi que le disent bien des proverbes et des traditions, c'est le jeu.


Cast a cold eye,
On life, on death
Horseman, pass by !

Epitaphe de Yeats

080316041348130731832986

(edit : l'image a été prise sur ce blog : http://sac-a-fouilles.skynetblogs.be/ )

( EDIT 2 : Toi qui est arrivé ici en tappant [  "Léa Silhol" Chiant], tu as tout mon respect )

Posté par Sagane à 12:10

13 septembre 2008

Rêves

Rêve du 11 au 12 septembre 2008 :

Je suis dans la nature au bord d'une rivière. Il y a des feuilles mortes partout. Je campe là et je dois déménager.  Des amis viennent me prêter main forte. Je déambule ensuite dans une ville à l'ambiance médiévale.

Rêve du 12 au 13 septembre 2008 :

Je suis dans mon nouvel appartement, et le propriétaire me  dit qu'il y a pleins de termites qui ont bouffé le plancher et qu'on va devoir le refaire, ce qui me stress comme pas permis.
Ensuite, un noir, vêtu d'un haut de forme et d'une redingote en velours rouge vient me voir. Je ne sais plus ce qu'il me raconte, mais en tout cas, je sais que l'un de nous  deux (les deux ? ) n'est ni vraiment un homme, ni vraiment une femme.
Ensuite je vois la grand mère de Crapannira qui me montre un livre, une anthologie d'Henry James, et elle m'explique que c'est le grand-père de Crapannira. Je trouve ca hyper classe.

Posté par Sagane à 23:30

12 septembre 2008

Sexy Sushi - Hibernatus

Sans commentaires...
Découvrez Sexy sushi!

Posté par Sagane à 22:15

11 septembre 2008

Rêve du 10 au 11 septembre 2008

On me préviens qu'un mec arrive et qu'il veut me buter. Je ne suis pas seule, nous sommes tout un petit groupe et effectivement, il y a un gars assez petit, avec des cheveux noirs et l'air con qui s'approche de moi. Je choppe une bouteille de vin et je veux le défoncer en lui donnant des coups sur la tête.

De fait, je lui met bel et bien des coups sur la tête, mais ca ne lui fait rien, absolument rien, il se contente de me regarder et d'arborer un sourire sardonique. Au bout d'un moment, voyant que ca ne sert à rien, je cesse de le frapper. Le groupe est toujours là et nous regarde, mais je sais que si le mec veut passer à l'acte, personne ne pourra rien pour moi, pas plus que je n'ai pu frapper le gars.

Il me pose pleins de questions, et je découvre qu'il prend pratiquement à chaque fois le contre-pied de ce que je dis. Il m'avertis que, pour le moment, il ne compte pas me tuer tout de suite, mais que ca va venir, et que de toutes manières, je ne pourrais rien faire.

* Bon sang que je n'aime pas ce rêve... *

Posté par Sagane à 22:32

10 septembre 2008

Kafka et l'ourobouros

Rêve du 8 au 9 septembre 2008

Je suis dans une voiture qui roule dans un tunnel qui ressemble au pont de l'Alma. J'ai encore dans la bouche le goût d'une tarte au chocolat que j'ai faite et qui était délicieuse. Je ne sais plus ni avec qui je suis, ni où on va.
Ensuite, je suis assise à une table et il faut que je raconte des choses bizarres et originales pour inspirer quelqu'un. Je ne sais pas quoi dire, alors je décide de raconter mon rêve avec les chevaux.

Rêve du 9 au 10 septembre 2008

Je suis au taf. Je discute avec Mlys, qui me dit qu'elle trouve quand même Fripouille très bel homme. Je me fous copieusement de sa gueule. Ensuite, je ne sais plus du tout ce qui se passe. Je suis au taf, je  range des livres, je me fais vanner par Mister T, as usually. l'Ecclectique Arpenteur avait raison : "tu vas voir, quand tu travailles ici, les rêves deviennent encore pires."

Posté par Sagane à 15:41

omg

http://www.noisemag.net/?p=2038

Après on s'étonne de se faire owned par les clients...

* et nous on se demande tous ce qui va  tomber sur la gueule du magasin. Ambiance Bertold Brecht garantie. *

Posté par Sagane à 02:07

09 septembre 2008

Trois grains de poussière devant la fenêtre

l'immortel est ma demeure
le non-lieu son repos

au champ de ma mémoire s'impose la jachère

Posté par Sagane à 17:38

08 septembre 2008

Rêve du 7 au 8 septembre 2008 // Les chevaux de bois

Je suis dans un endroit dégagé et avec des dénivellations, un peu comme les plantations en terrasses. La terre est couleur ocre, claire, lisse.

Il y a des rangées et des rangées de chevaux de bois, exactement comme les manèges, sauf qu'il n'y a rien pour le retenir en haut. Ils sont tous de couleurs grises, blanches, écrus, plus ou moins foncés. Immobiles. Ils portent à la base une étiquette calligraphiée avec leurs noms. Je vois  quelqu'un qui est monté sur un des chevaux. Ce dernier le transporte, cabriole, comme sur les manèges, sauf qu'il ne tourne pas en rond et que le cavalier peut faire aller le cheval où bon  lui semble.

Je veux en choisir un moi aussi. Je n'ai pas beaucoup de temps et je dois me dépêcher, mais je ne veux pas en prendre un qui ne sois pas un bon cheval. J'en teste un, très rapidement, il me semble que ca n'est pas une bonne solution, il ne marche pas. Je redescend et j'en cherche un autre, en regardant les noms sur les étiquettes.

Posté par Sagane à 23:13

John Donne - Song

Go, and catche a falling star,
    Get with child a mandrake root,
Tell me where all past years are,
    Or who cleft the devil's foot

John Donne (1572 - 1631)

Posté par Sagane à 08:13

Rêve du 6 au 7 septembre 2008

Encore le foutoir, comme souvent ces derniers temps. A croire que c'est la période ou que je suis particulièrement perturbée.

Vignette 1 :

Une plage, de nuit. La marée est basse, genre Adriatique. Calme plat, plage de sable fin vaguement humide et ridée. Des flaques entre les bancs de sables. Le ciel est bleu nuit. Si je devais retenir un seul mot pour définir l'ambiance, je dirais Egyptienne. Je sais pas pourquoi, mais c'est le mot et ce que j'en ai retenu. J'erre sur la plage, anxieuse. J'ai l'impression d'incarner une autre personne, moi et en même temps pas moi.
Des silhouettes noires se promènent un peu partout sur la plage. Une seule certitude : elles ne doivent surtout pas me voir. Je tente de me cacher (ne me demander pas comment j'essaie de m'y prendre, je n'en ai aucune idée.) Finalement, je me trouve nez à nez avec  un des silhouettes. Je ressens très fort sa satisfaction de m'avoir coincée. Je sais que je vais mourir, qu'elle va me tuer, mais je n'ai pas peur. C'est un peu comme quand on joue au chat et à la souris, ce mélange d'excitation et de peur quand on nous tape sur l'épaule en disant "chat".
Elle me pique (le bras gauche ? le coeur ? je sais plus, c'était par là) et je me sens mourir. Je suis presque content(e ?) Impossible de savoir si je suis un homme ou une femme dans ce rêve. Le noir tombe. Je suis mort(e).

Vignette 2

Encore plus chelou, si c'est possible. Très complexe, très long et complètement bordélique comme rêve. Dans les grandes lignes, quelqu'un est mort récemment, assassiné probablement. Nous sommes un groupe de personne, cinq ou six. Nous cherchons à savoir quelque chose, en lien avec cette personne qui est morte. Impossible de savoir s'il s'agit de démasquer le coupable, de trouver son testament ou je ne sais quoi d'autres.
Il y a un milliard de péripéties, un peu genre "les dix petits nègres".
Les dernières images du rêves dont je me souviens, c'est que nous sommes dans la cour d'un château genre XVIIème, écossais. Si certains voient le château de Fyvie Castle en Ecosse, ca ressemble à ca. En pierre claire, avec des arches. Et dans la cour, une statue de dragon qui menace de se réveiller, ou de faire sortir quelque  chose et dont j'ai peur et que je cherche à provoquer alors que les autres ne veulent pas.

Nous montons en  haut d'une tour très étroite, avec un escalier en colimaçon, et puis je ne sais pas, il n'y a plus d'escalier pour redescendre, et des espèces de marches métalliques semées ca et là, très instables, retenues seulement par des crochets minuscules. Nous sommes plusieurs et il faut monter sur ces plates-formes pour accéder au sommet de la tour. Je hurle parce que j'ai peur. Je suis morte de trouille en voyant les gens monter dessus, parce que je me dis que ca n'est pas possible, qu'elles ne vont jamais tenir. Je me réveille sur cette sensation de terreur.

Posté par Sagane à 00:04

07 septembre 2008

Demain

Demain mes pas porteront à nouveau là-bas. Comme ce fût le cas, trois étés de suite. J'aurai vu, j'aurai appris. J'aurai observé les différentes factions, appris à voir sous les masques, un peu, compris que les apparences ne voulaient rien dire, que les choses étaient infiniment plus complexe et plus aléatoires que ce que je pensais.

Demain, c'est mon tour de rentrer dans l'Arène et de jeter les dés au jeu du Grand Conseil. Au Grand Tirage au sort, j'ai gagné une place. Inespérée d'ailleurs. Comment et pourquoi, je l'ignore. "L'imprévu est plus que probable, il est une certitude." Maintenant je le sais. Je sais  aussi que certains grésillements se feront entendre. Je sais aussi que certains ne seront pas ravis ravis. Qu'importe.

Maintenant je suis grande. Un appartement. Un métier. Un métier dans un secteur difficile, dans lequel pas mal voudraient bosser. Dans lequel maintenant, il faut des diplômes. Diplômes que je ne possède pas. J'avais d'autres atouts dans ma manche mais cela aurait pu ne pas suffire. Crainte infondée. Je me donne deux ans. Ensuite, on verra où j'en suis.

Je n 'ai qu'un regret, que ma mère ne puisse pas me voir. Je suis certaine qu'elle aurait rit. "Je te l'avais bien dit."

Qu'on ne s'y trompe pas, il me reste certaines angoisses. On ne sais jamais, me murmure ma petite voix doucereuse. Mais me connaissant, et la connaissant, je sais qu'elle sera toujours là. Je ne me pardonne rien, et surtout pas l'échec. Dans ma vie on pourrait dire que j'ai posé deux geis : l'échec et les remords, ce qui revient au même.

Pensée silencieuse pour tous ceux qui m'auront sup-portée pendant ce long mois d'errance, de doute, de stress. A celles et ceux qui m'auront inlassablement répétés les mêmes choses, tissés les mêmes cordes retenant un sorciéron au bord de la falaise. Merci.

Posté par Sagane à 18:05

06 septembre 2008

Questions à la con

Piqué chez llewella, histoire de passer le temps

5 choses que vous voulez faire avant de mourir :

* Ecrire un livre
* Assouvir un certain fantasme.
* Assouvir un second fantasme.
* Le reste, bof, non, m'en fout, peux bien crever.

5 choses que vous faites bien :

* Stresser et psychoter. Ressasser des trucs en boucles en calculant les pourcentages de probabilité pour que chacunes des solutions aboutissent. Evidemment, "l'imprévu est plus que possible, il est fortement probable.
* Vivre des paradigmes abhérrants.
* Le Sorciéron Tout Rond et Tout Mignon
* La cuisine
* Les blagues connes, les jeux de mots foireux.

5 choses que vous ne pouvez/savez pas faire

* Fermer ma grande gueule
* Stopper un fou rire (redoutable), surtout quand il le faudrait absolument. (en plus j'ai un rire communicatif et qu'on entend de loin >___<)
* Dissimuler mes émotions. On voit direct sur ma gueule et/ou dans mes yeux ce que je pense.
* Approcher un insecte
* Ne pas gagatiser devant un livre.

5 choses qui vous attirent chez le sexe opposé

* La voix, miaaaaw.
* L'odeur. C'est affreux, mais y'a des odeurs qui me provoque littéralement des orgasmes olfactifs. Hum, bon. 
* Les mains. Soignées, fines mais pas maniérées. J'ai horreur des paluches de bouchers et des mains de gonzesses.
* Le côté chtonien. C'est pas nécéssairement un truc physique (même si les blonds aux yeux bleus moi, bof bof...) c'est un truc particulier, mais qui m'attire direct. De manière générale, et c'est valable pour tout, plus y'a indiqué "casses-toi" plus je vais venir. Je me fais rarement jeter.
* Les grands maigres. Miaaaaaaw. (même si y'a pas énormément d'hommes plus grands que moi, surtout quand je met des talons, ouin)

5 choses qui vous attirent chez le même sexe

* La culture (mais chez les hommes aussi, donc je triche)
* Le visage, il doit avoir quelque chose, un côté doux et taquin en même temps, bref...
* Un certain style, à noter que c'est con parce que ca peut vouloir dire tout et n'importe quoi chez moi, suivant la personne.
* De la personnalité.
* L'odeur. Je suis plus chiante avec l'odeur des femmes que celles des hommes. Je déteste les odeurs sucrati de pouffasses, les odeurs qui décapent à l'américaine, et les parfums qu'on sens partout.

(édit : je me rend compte qu'en fait, en ce qui concerne les attirances humaines, j'ai surtout répondu d'un point de vue sexuel / sensuel. L'amitié et la camaraderie ne sont pas "définissables" pour moi, disons que je suis pas foutue de savoir d'un point de vue rationnel pourquoi je vais aller parler à telle personne et pas à telle autre. Et dans le fond je m'en cogne.)

Posté par Sagane à 12:02

05 septembre 2008

Rêve du 4 au 5 septembre 2008

Rêve de travers, encore désagréables. Seuls différence avec hier : j'ai beaucoup plus de "vignettes" dans la laterne magique qui me sert de mémoire.

- Je suis au lit avec quelqu'un, mon homme je crois bien (mais impossible de m'en souvenir pour de bon, je me rappelle juste que c'est un homme, et que j'aime bien l'énergie que cette personne dégage, quelque chose de doux qui m'évoque une odeur de bergamote, de lessive et d'eau de cologne). Nous sommes dans un lit ancien, avec des couvertures de couleurs rouges, un peu dans le style des tissus de velours du XIXème. Je suis allongée à droite et lui à gauche, le lit est presque contre le mur, et du côté gauche, il y a une fenêtre de taille moyenne qui dégage une lumière brillante, elle ne porte pas de rideaux. La pièce, curieusement, est assez sombre, mansardé et avec du parquet. Contrairement à lui, je ne dors pas, j'ai peur parce que je vois des araignées, des scorpions et d'autres charmantes bestioles qui se posent sur lui. Ca me stress horriblement, je déteste ce genre de bestioles. D'une j'ai peur qu'elles viennent sur moi, de deux j'ai peur qu'elles l'embêtent. Je les chasses, mais elles reviennent toujours. Entre-temps, mon raffut de sorciéron couineur à réveillé le gars qui est moyennement content et qui voudrait bien que je cesse mon vacarme et mes piaulements parce qu'il a sommeil.
Je sais plus où on est, dans une espèce de colonie de vacances ou un truc dans le genre.

Vignette 2 :
Je suis assise devant un ordinateur, en train de surfer sur un site qui ressemble à Deviantart, et je cherche des images. Elles ont toutes des teintes pastels, bleu, vert pâle, jaune poussin ou rose claire. Je commence à chercher en commençant par la fin, exactement de la même manière que je lis un journal, les rares fois où j'en lis un ou que je feuillette un livre  ou une revue. J'explique que c'est plus simple pour moi de cette manière là, et qu'on trouve plus facilement des choses intéressantes.
Je me vois ensuite colorier une lettre, un A. Je m'applique pour qu'il soit bien colorié. (impossible de me souvenir avec précision de la couleur que j'utilise : du vert ou de l'orange on dirait). Ma soeur m'explique que Emmanuelle (oui, oui, celle de l'an dernier qui lisait tout le temps à G*** ) est gentille, mais apparement, elle nous aurait posé des questions sur ma mère, ou sur Noël, et ma soeur lui a répondu des trucs qu'elle aurait jugé trash. Visiblement, ma mère est encore vivante dans mon rêve, bref, c'est pas clair tout ca.


(à suivre)

Posté par Sagane à 10:49

04 septembre 2008

Rêve du 3 au 4 septembre 2008

Un rêve pas spécialement agréable. Confus, troublé, dans tous les sens du termes.

Je suis en compagnie d'Ezrah, le ciel est d'une couleur étrange, une sorte de violet, indigo, mais la lumière est celle du plein jour. Le sol me semble bien jaune, comme la lumière de Toscane. Autour de nous c'est un mélange de ville et de campagne.

Première vignette de rêve : après avoir déambulé, nous sommes assis à une table de réfectoire, en train de manger. L'atmosphère est tendue et la conversation entre E et moi, vaguement à bâtons rompus. Impossible de me rappeler de quoi nous parlions, ni si d'autres personnes étaient là. Je sais que nous sommes assis côte à côté dans cette grande salle aux baies vitrés et au carrelage blanc. La table est longue et blanche, comme une table de cantine scolaire. Je me vois en train de poser une question à Ezrah, qui semble pensif, et hoche la tête sans mots dires.

Nous marchons encore dans la rue. Des gens abrutis déambulent un peu partout. Soudain je vois un attroupement et des visages familiers. Nous nous approchons du groupe et j'ai un sensation d'angoisse qui est lancinante. J'ai mal au coeur et j'ai d'un seul coup un doute affreux.
Un des hommes du groupe, que je connais mais qui n'a pas la même tête dans ce rêve dit "Jean est mort" et son visage prend une expression d'horreur figée melée à une sorte de révulsion et d'épouvante, de chagrin aussi. On dirait une piétà. Les autres autour font la même tronche, apparement, c'est une catastrophe.

Je m'entends hurler "Non!" avec une voix assez atroce à entendre. Mon cri est celui d'une bête, tout en réalisant que je n'ai pas le droit de me comporter comme ça. Ezrah est à ma droite, et il me fait vivement signe de me taire. Il a l'air mécontent et je vois à l'expression de son visage que j'aurai dû la boucler. Il me dit "ce n'est pas ce que tu crois" et je réalise que la personne que j'associe au nom de Jean ne s'appelle pas comme ca, et que par définition ca ne devrait pas être elle, malgré tout, je n'en suis pas certaines, je me dis qu'on ne sais jamais, que les noms en astral ne sont pas les mêmes.
E. ne dit rien, l'image se dissipe et je me réveille, me demandant pourquoi j'ai fait ce rêve.

Posté par Sagane à 20:00

03 septembre 2008

Quand le loup n'est pas là

... le sorciéron et son ami Totoro font n'importe quoi.

totora

Et dire que je m'étais juré de ne jamais avoir de peluche à la con.  J'ai vu un blog avec un totoro gris tout mignon, j'ai fait iyu. Et puis le loup a voulu me faire une surprise, il a été me chasser un totoro. Y'en avait pas de gris alors il m'en a adopté un vert, avec normalement une feuille sur la tête, mais la feuille est tombée (c'est l'automne chez les ciérons). Du coup, le machin pionce avec moi quand je suis toute seule, et quand j'écris mes articles, il est sur mes genoux tranquille. Y'a pas à dire, ca fait hyper classe mon oncle.

Posté par Sagane à 21:56

02 septembre 2008

Dix conneries du Renard

- Découper et coller la signature de ma mère dans mon cahier de correspondance, en CE1. Tout a commencé par un chahut que j'aurai mené pendant un cours d'éveil religieux : d'après la mère qui nous faisait le cours, j'ai incité mes camarades à courir partout et pendant qu'ils collaient le boxon, j'aurai pris une bogue de châtaigne et j'aurai crevé le ballon de foot. Je ne me souviens de rien, c'est le seul "trou noir" dans ma mémoire, mais il continue à me perturber, d'autant que j'ai réalisé récemment que, techniquement parlant, il y a peu de chance pour qu'une bogue de châtaigne puisse crever un ballon en cuir.

- Avoir claqué les fesses de mon prof de gym pour rigoler. J'avais neuf ans, et ca a failli figurer dans mon dossier scolaire, j'ai dû rédigé une lettre d'excuse pour "familiarité excessive" et ont m'a prier de me tenir à carreaux et d'apprendre où étais ma place.

- Avoir répondu à un gars du taf "On va t'attacher et te fouetter, ca te calmera", alors que le gars était en train de me faire son mouth "oui, tout le monde me déteste maintenant à cause de mon idée et j'embête tout le monde, je le sais." J'aurai du m'abstenir je crois, le gars étant de mèche avec certaines huiles directives. Parfois mon filtre à connerie déconne.

- Me shooter à l'éther un soir où j'étais en bad trip, après une enguelade avec l'homme. Qui est rentré et m'a trouvé étalée par terre dans la salle de bain. Je déconseille fortement : on est dans un état cotonneux avec une migraine épouvantable, une envie de vomir à tout casser, mais rien d'intéressant ni de réellement dangereux. Bref, une connerie. Par contre ca ne brûle pas les poumons et contre ca n'est pas douloureux, contrairement à ce qu'on raconte, même avec un mouchoir imbibé sur le nez.

- Avoir ligoté le portail d'un mec avec qui je voulais sortir. Il voulait pas, et m'avait fait des réflexions du genre "elle on aurait dû la piquer à la naissance, comme les chiots dont la mère veut pas." J'ai attendu la veille d'un DS (devoir surveillé) de math hyper important (il voulait faire une 1ère S). La nuit tombée, je suis allée chez lui, et hop. Idem pour la petite porte, fil de cuivre idem. Il est arrivé dans la salle d'examen avec 30 minutes de retards. Un seul regret : ne pas avoir pu voir sa tronche le matin quand il a essayé d'ouvrir son portail.

- Attendre qu'il soit trois heures du matin pour appeler des gens au pif (ou moins au pif, cf. la famille du mec dont il est question juste avant) et quand ils décrochent, leurs dire : "mais comment ? Il est 3h du matin et vous ne dormez pas ? Han, c'est pas bien" et raccrocher.

- Planquer des livres sur les sex-toys et autres vibromasseurs parmi les livres sur la religion.

- Arriver avec un lutrin sur la tête en imitant le  lion de Cléopâtre (C'est le lion de Cléopâtre, c'est le roi des animaux, la la la la) avec la gestuelle égyptienne et le son je vous prie, et vouloir faire marrer mon responsable d'étage. J'ai moins rigolé quand je me suis trouvé devant le responsable, certes, mais aussi devant le directeur commercial. HUM. Je n'ai jamais autant béni mon sens inné de la discrétion dans les cas critiques : faire glisser le lutrin entre les mains, arriver l'air de rien devant le bureau, faire "non rien, je vous dirai après" et partir, la la la, comme si de rien n'était. Je vous jure que j'ai eu chaud, je n'ose pas penser à ce qui se serait passé autrement...

- Savonner le tableau noir pour le 1er avril en 4ème. J'ai failli me ramasser une heure de colle.

- Eclater mon casier au taf. Vlan un coup de poing. Et meeeeerde, la porte est bloqué. Et go farm une paire de ciseaux en métal, et acharne toi pour lever le taquet, et un autre coup de poing pour redresser la porte.

Posté par Sagane à 14:40

01 septembre 2008

Rêves étranges

saturneFin août : je visite des appartements avec Kev, et il y a une sorte de petit démon ayant l'apparence d'un enfant qui nous suit. Il commence à me gonfler un peu, mais je ne dis rien. Nous montons dans un escalier en colimaçon, et rentrons pour visiter l'appartement que nous sommes venus voir. A ma droite , il y a une espèce de monstre bizarre, qui ressemble vaguement à un zombie qui aurait rencontré un loup garou et eu un Grand Ancien pour père. Bleuâtre, verdâtre... mais curieusement, il ne me dérange absolument pas lui.
Le démon-mioche s'approche de moi, et à cet instant, il m'énerve souverainement. Je veux qu'il parte. Le monstre choppe alors le gosse dans ses mains et lui bouffe la tête, d'un coup de dent. Crac. Plus de tête, hop.  Je ne  suis ni choquéeé, ni horrifiée, juste blasée. Je lève un vague sourcil et dit au montre : "tu aurais pu te contenter de lui dire de partir non ?" réponse du monstre : "non. C'est fait comme ça."

Le tableau de Goya, Saturne dévorant un de ses enfants donne une petite idée de la scène.

Rêve du 31 août au 1 er septembre : Je suis avec L. au rayon Sciences Humaines de G** J** Je viens de faire tomber tous les livres de philosophie de Hume et de  Leibniz d'une bibliothèque. Les livres coulent littéralement des rayonnages, et ils sont tous  de couleurs bleue, vive, franche. L m'apostrophe :" ouais Sagane, tu aurais pu éviter" et il pouffe de rire. C. n'est pas loin, et il se tient la tête dans les mains, mode accablé ON. De mon côté, je flippe de voir débouler Croup et Vandemaar et de me faire copieusement engueuler pour ma connerie. Les livres couvrent littéralement le sol, et je sais que je ne vais pas avoir le temps de tout ramasser. Le sentiment de peur est ici assez curieux. Ni panique, ni réelle peur. A mi-chemin entre "blasée" "furax" "embêtée" "gênée" et "rien à foutre".

Ensuite, je ne me souviens pas clairement des autres morçeaux de rêves que j'ai fait. Juste que dans un, il y avait des morçeaux de rubans jaunes, rouges et verts. Mais pourquoi, impossible de m'en souvenir.



Posté par Sagane à 20:05

31 août 2008

Le vrac des bouchers

Ils sont en bas. Empilés, entassés. Meubles décharnés, cartons fermés n'importe comment... Des sacs où s'entassent des objets divers et invérifiables.
Au milieu du foutoir, une boîte en tissu attire mon attention : elle est défoncé, pliée. C'était un cadeau de ma mère, trois boîtes de rangement pliables. Mais la personne qui a fait le déménagement, à savoir mon homme, ne le savait pas. "Je n'avais pas le temps" "je n'ai pas pensé"

Les meubles sont entassés, démontés à la va-vite, sans protection, rien. Les tirois de la commode juste sortis et empilés. Le canapé porte encore le dessus que je lui avais mis... putain retirer  une housse de protection et jeter dessus un drap pourris, c'est pas dur non ? Il faut croire que si. Il faut croire que tout ce que je ferais d'instinct, non, c'est passé au-dessus de sa tête. 

J'essaie de ne pas penser à l'état de mes livres. "Les cartons sont quelques part, je  ne sais pas où". Sueur froide. 

Je déteste ce que  j'appelle "l'abimement maladroit" (pour rester polie). Qu'on casse un meuble dans un mouvement de colère, ouais. Qu'il s'abime en le montant, parce qu'il y a eu un pépin, ouais. Un accident, un incendie, un dégat des eaux, ouais. Mais qu'il s'abime parce que des gestes simples de protection et de rationalisation n'ont pas été fait, ca m'énerve. J'ai regardé le tas de bois qui est censé être mes deux bibliothèques. Colère. Hargne. Nom de dieu, putain c'est pas compliqué de faire gaffe un minimum.

"j'avais pas le temps, bla bla bla, j'ai eu 48h pour tout défaire". Mais nom d'un chien, on SAVAIT qu'on allait déménager. Ca se prépare à l'avance, petit à petit. Non, pas eu l'idée apparement.
Après on me dit "oui, il faut que tu apprennes à me faire confiance" ouais, ben là, raté.  Je pouvais pas  être là, mais pour le prochain, je le serais, parce que bis repetita, niet.

Oui, oui, je sais, c'est que des meubles, c'est que des objets. Mais c'est tellement stupide, tellement élémentaire, tellement basique comme précaution, que je suis sciée de voir le résultat. C'est à la limite du gâchis et de l'irrespect des choses. 
Maintenant, les gens qui lisent ceci en se disant "oui, mais  gna gna gna elle est matérialiste, oui mais gna gna gna" je vais leurs dire deux choses :
-Premièrement : merde.
- Deuxièmement : je met au défi toute femme dans ma situation de ne pas pousser une gueulante. :p


Posté par Sagane à 12:23

29 août 2008

O vis aeternatis - Hildegarde von Bingen


Posté par Sagane à 00:39

28 août 2008

Crise théologique et autres joyeusetés

0a6ed5ae64b05507J'ai posé ma question mes questions. Les trois. J'ai sorti pour ca le jeu de tarot spécial : vieux, puant la pisse de chat (merci Nashalim XD), bouffé par mes rats successifs (merci Splinter XD). Les illustrations sont ultra moches, il y a des anges et je l'avais trouvé dans un supplément voyance de cosmo. Celui là dans lequel j'appris l'existence de sorcières modernes, et de la wicca. Le meilleur jeu de tarot, qui a éclairé beaucoup de situations brumeuses, m'a sorti  d'impasses vraiment graves en me soufflant des conseils ingénieux. Celui avec lequel j'ai affûté mes armes. The best, donc.

Je l'ai sorti de mon carton. J'ai posé ma première question.
Mmmh. Ok. Celà ressemble à une réponse que la triade avait fait à mon homme. Une proposition, pas forcément celle que tu attends, mais une qui devrait te plaire. Il y a un air de déjà vu, aussi, dans ce genre de réponse. Bon. Si elles le disent. Good.

Deuxième question. M'ouais. Pas très réjouissant à entendre, mais véridique. La réponse est donnée. Cash. Franche. Réaliste. L'objectif n'est pas remis en question, mais il sera difficile à atteindre. Je commençais à m'en douter. Persévérons, donc.

Démangeaison. Troisième question. Troisième réponse. Peut-être et rien de plus. Mais faisable. Mais possible. Mais dépendant de beaucoup de choses.  Why not.  Ca me convient. 

J'ai été sciée en tout cas, de voir, en quelques cartes, à chaque fois, la situation résumée implacablement. Vlan, dans ta gueule, enfin, dans ma gueule. Je savais à quoi m'attendre et je ne m'étais pas voilée la face. Sur aucune des trois questions. Preuve que je grandis, que je sais mieux évaluer, possible...



Et comme si je n'avais pas assez des emmerdes matérielles, il faut que des questionnements d'ordres métaphysiques viennent pointer le bout de leurs nez. Fatalement. C'est ca qu'on veut voir, pour paraphraser un collègue. Une déesse et un dieu. Anthropomorphes. Mouais, non. Décidement, non. Ca ne colle plus. Ca coince. Remise en question de la nature même de la croyance, de la notion de   d é i t é s.

Impossible de m'adresser à eux en disant "ma déesse et mon dieu" ou même "mes dieux". Je ne ressens aucune résonance. J'ai l'impression d'anôner comme un gamin, ou de discuter taille de la pelouse et rendement avec un banquier. Je ne ressens aucune foi à dire "Cerridwen, ma Déesse, Loki, Morrigane, Ogmios, Seigneur Aux Bois, Dieu Cornu". Bref, je vais le dire vulgairement et clairement : ca me casse les couilles ces conneries d'aspects divins, j'ai l'impression que je parle à un personnage de Warcraft, et ca me bloque direct. Je suis pas chez le psy ou avec des potes , et pas non plus comme une ado de 16 ans qui négocierait la permission de minuit pour aller en boîte avec sa copine Vanessa.

Plus le temps passe, et plus je sens que je me détache de ces dieux anthropomorphes, peu importe leurs noms, leurs aspects ou leurs mythologies respectives. Même l'idée d'un divin qui rayonne dans tout, un panthéisme, ca me laisse perplexe. Je sais pas comment l'expliquer, mais je n'ai plus envie de devoir me représenter l'essence divine, même incarnée, même à travers quelque chose. Je la considère comme étant, par nature unique sans qu'elle est besoin d'être morcellée pour être accessible. (je suppose que je suis pas claire...)

Prenons un arbre. Je ne le vois pas comme "divin" en soit. Je ne le vois pas non plus comme étant une part représentative de la puissance divine. Il a un aspect divin mais c'est parce qu'il est dans le monde, présent, là maintenant. S'il était détaché du monde, il ne serait rien, puisque sans l'unité du monde, des mondes, il n'y a pas de divin possible pour moi.

Il y a le fonctionnement du monde, le nôtre, et de tous les mondes qui ne sont pas forcément directement tangibles pour nous, comme le monde des esprits, etc. Mais tous les mondes sont superposés et forme un seul et même univers. Par contre, il y a des esprits différents. L'esprit de l'arbre, l'esprit de l'eau etc... en gros, il n'y a pas d'humanisation, ni de nomination réelle et particulière des constituants du monde (puisque non détachables) et ces mondes ne sont pas téléguidés par une brigade divine ou par une notion de destin particulière, mais se gèrent en circuit fermés en s'amortissant et se régulant les uns les autres. A cet égard, c'est un peu comme le chamanisme je crois.

Bref, c'est un sacré foutoir dans ma tête, et impossible de savoir à quoi cette remise en question est due, elle s'est pointé insidieusement et d'un coup, le réveil en sursaut "hein ? quoi ? comment ?"

Posté par Sagane à 21:59